
L'HISTOIRE DERRIÈRE LES CHANSONS
A Day in the Life
Informations
La chanson «A Day in The Life» est une très bonne exemple du duo prolifique Lennon/McCartney. En effet, la partie du début et de la fin de la chanson ont été écrites par John tandis que la partie du milieu a été écrite par Paul.
La partie du début et de la fin relate l’histoire d’un personnage qui semble complètement exaspéré du monde dans lequel il vit. On peut vraiment voir le côté plus pessimiste de John dans la chanson. Les paroles sont inspirées par Tara Brown, un ami du groupe qui vient tout juste de mourir dans un accident de voiture, par le film dans lequel John vient de jouer et par un article de journal du 17 janvier 1967.
Pour sa part, la partie de Paul est plus joyeuse. Dans celle-ci, il se souvient du stress qu’il avait lorsqu’il devait courir pour ne pas être en retard pour l’autobus qui le menait à l’école.
«A Day In The Life - ça c’était quelques chose.»
- John Lennon
La chanson a été bannie des ondes de la BBC, en raison de sa référence à la drogue dans la phrase «I’d love to turn you on (ligne 18)».
La note finale fait la renommée de la chanson. Un peu comme avec l’accord introduisant la chanson A Hard Day’s Night, elle représente un point marquant du groupe. Elle aurait été jouée simultanément par les quatre membres du groupe sur trois pianos différents. Pour garder le son le plus longtemps possible, les ingénieurs de son ont augmenté le volume d’enregistrement et c’est pourquoi on peut entendre une chaise bouger à la fin du morceau.
À mon avis, la chanson représente très bien l’album Sgt. Pepper’s Lonely Heart Club Band puisqu’elle est très psychédélique, révolutionnaire et influente.
Avant de lui trouver un nom, le groupe avait appelé la chanson «In The Life Of…». C’est l’une des rares chansons du groupe où le titre ne fait pas partie des paroles. Il est aussi à noter qu’une quarantaine de musiciens d’orchestre ont été engagés pour l’enregistrement de la chanson.
Influence
À cette époque, le groupe se fout des conventions établies. Par exemple, la structure de la chanson est complètement irrégulière et illogique.
Lors de l’écriture et de la composition du morceau, les membres du groupes sont sous l’influence des différentes drogues. Paul affirmera en 2004 qu’au moment d’écrire la chanson, il était sous l’influence de la cocaïne et de la marijuana.
Héritage
L’héritage de cette chanson est énorme. Dans un premier temps, comme je l’ai dit plus tôt la chanson se fout complètement des conventions établies, ce qui poussera d’autres artistes à faire de même. Le fait que la chanson termine l’album avec un concept (la note finale) poussera également d’autres musiciens à faire de même. L’album «Dark Side of The Moon», de Pink Floyd en est un excellent exemple.
Quelques groupes incluront également des extraits de la chanson dans leurs compositions. C’est d’ailleurs de le cas de la pièce «Young Americans», de David Bowie. La chanson fera également sujet de reprises par plusieurs groupes, dont les Bee Gees. Certaines personnes ont également remarqué une ressemblance entre «A Day in The Life» et «Karma Police», de Radiohead.
La note finale aurait peut-être également inspiré Steve Jobs pour le son de démarrage des ordinateurs Apple.
Young Americans - David Bowie
Une partie de la chanson dans le morceau de l'artiste britannique
A Day In The Life - Bee Gees
Le groupe australo-britannique a repris la chanson
Karma Police - Radiohead
Les harmonies auraient été inspirées par la chanson Cathy's Clown
Le son de démarrage Apple?
La compagnie se serait-elle inspirée de la note finale pour le son de démarrage?