
L'HISTOIRE DERRIÈRE LES CHANSONS
The Beatles (album blanc)
«Sgt Pepper, c’était parfait, c’était bon, mais c’est terminé. Nous revenons à la musique de base.»
- John Lennon
Informations
L’album éponyme du groupe, aussi connu sous le nom de l’album blanc est sorti le 22 novembre 1968 . Ce disque marque surtout un retour aux sources pour les membres du groupe. Il est complètement à l’opposé des deux albums précédents, qui étaient à saveur très psychédéliques. Certains auteurs voient même l’album blanc l’antithèse de Sgt. Pepper. En effet, la pochette de l’album est d’un blanc immaculé, les paroles sont simples et les arrangements, minimalistes.
En 1967, le groupe assiste à une conférence de méditation du maharishi Mahesh Yogi. La rencontre est intéressante et pousse les membres à suivre l’enseignement du guide indien dans un voyage de plusieurs semaines à Rishikesh, en Inde (qui s’étend sur la fin de l’hiver et le début du printemps 1968). Plusieurs personnalités culturelles sont présentes à ce stage de méditation transcendante. Parmi celles-ci, on compte le chanteur des Beach Boys Mike Love, le flutiste Paul Horn ainsi que le musicien britannique Donovan.
Ces vacances s’avèreront bénéfiques pour le groupe, qui passait à travers une grande période de stress, suite à la mort de leur manager, mentor et ami Brian Epstein. Le voyage leur permettra également de se rapprocher, de faire de la musique ensemble et de réfléchir, chose qu’il n’avait pas

fait depuis très longtemps. De ce périple ressort un bon nombre de chansons, de tous les genres, plus originales les unes que les autres.
D’ailleurs, le groupe se retrouve en fin mai 1968, chez George Harrison, pour enregistrer un premier jet de leurs compositions. De cet après-midi ressort 27 chansons, dont 19 seront reprises sur l’album. Une bonne partie des autres chansons seront repris plus tard, en solo, par leurs compositeurs.
Étant le premier disque d’envergure depuis Sgt. Pepper, l’album a été très attendu par le public et a monté rapidement dans le haut des classements musicaux de partout à travers le monde. Il deviendra le troisième album le plus vendu du groupe, après Sgt. Pepper et Abbey Road.
L’album est le premier album publié par leur propre compagnie de disque, nommée Apple Corps (prononcée Apple Core, un jeu de mots signifiant trognon de pomme).
C’est aussi durant les sessions que Yoko One s’immisce pour la première fois dans le studio, avec tous les autres membres du groupe. Cette présence causera des tensions entre les memres du groupe et certains analystes pensent même que ce serait une des nombreuses raisons qui poussera le groupe à se séparer, en 1970.
Les sessions d’enregistrement sont très tendues. Elles poussent même Ringo à quitter le groupe temporairement et leur producteur à prendre des vacances prolongées.
Fait à noter, les sessions d’enregistrements sont les plus longues. Les experts estiment que le groupe près de 710 heures en studio pour l’enregistrement du disque.
Influence
Plusieurs influences sont perceptibles sur ce disque. L’influence de la méditation transcendante est sans doute la plus grande influence pour les membres de la troupe.
Une autre influence importante est celle du musicien britannique Donovan. En effet, celui-ci apprendra au groupe un picking que les membres reprendront dans plusieurs chansons, dont Dear Prudence et Sexy Sadie.
Héritage
L’héritage de l’album est grand et est même encore aujourd’hui perceptible, près de 50 ans après sa sortie. Preuve de sa notoriété, en 2004, le DJ Danger Mouse a mixé les chansons de l’album blanc des Beatles à ceux de l’album noir de Jay-Z pour faire «The Grey Album».
Catch the Wind - Donovan
Le doigté de guitare de l'artiste britannique influencera grandement le groupe
What More Can I Say - Danger Mouse
La chanson se retrouve dans The Grey Album, de Danger Mouse